Une semaine à Tanger | |
Pause Fanta au Café BABA
Un Fanta, c'est quelconque et puis des cafés, il y en a plein les rues de Tanger, avec de belles terrasses comme celle de l'Hotel Continental, avec vue sur mer comme au café Hafa. Il y en a des très célèbres comme le Negresco où Mohamed Choukri avait ses habitudes ou le Wine-Bar de l'hotel Minzah où on peut déguster un fabuleux "Medaillon" blanc à 150 dirhams le verre. Mais le Café, Baba c'est quoi ? J'en avais plein les cannes à arpenter les ruelles de la Kasbah quand j'y suis entré. Un frigo perché sur une palette, quelques aficionados hypnotisés par une chaine espagnole de "futbol", des coupes partout et, quand on s'avance un peu, au fond de la salle, une vue magnifique sur les toits de la medina. Et puis que des gens sympas, un patron qui n'ose pas me dire qu'il n'a pas de Fanta et qui envoie un gamin en chercher à côté. ET toutes ces coupes ? En fait je suis entré dans un lieu sacré : le café officiel du FC Kasbah-Medina, l'équipe locale de foot sur la plage. Et à consider le nombre de coupes poussiéreuses qui s'entassent un peu partout, ce sont des bons. Et depuis très longtemps. Ici on regarde le foot, on boit le thé à la menthe et on fume des trucs bizarres dans des pipes qui n'arrêtent pas de s'éteindre... Le type en face de moi ocille entre le thé et la pipe qu'il passe son temps à rallumer. Mais loin d'en être énervé, il a l'air de s'en amuser Il a retourné sa casquette et adresse un large sourire au mur d'en face. Moi aussi j'ai opté pour la pipe, mais le "Saint claude" carbure beaucoup mieux que le chit . Ici, persone pour me faire remarquer que ma fumée l'indispose et qu'à l'intérieur il est interdit de fumer. Je savoure mon Fanta, bien sucré, bien orange, bien chimique et tire sur ma pipe une grande bouffée de liberté.... Publié à 17:30, le 16/05/2009, Tanger Mots clefs : Diner chez Hamadi - 19h3019h30, heure locale, en france il est déjà 21h30. Enfoncé dans une accueillante banquette orientale j'attends seul dans cette grande salle l'heure du diner. Ici on ne sert qu'a 20 heures mais je ne bougerai plus. Trop fatigué.
20 heures. On m'installe dans une salle voisine Je commande une bouteille de Gerouane rosé. J'adore les vins marocains qui regorgent de soleil. Les quelques touristes qui arrivent on bien du mal à remplir la grande salle superbement décorée à l'orientale Même les musiciens qui interprètent à la perfection de beaux morceaux de musique arabo-andalouse n'attirent pas la foule. Deux hollandaises, deux françaises, deux idalgos avec deux marocaines qu'ils ont l'air de se rencontrer pour la première fois... et c'est tout. Le diner traditionnel est délicieux. Harira (soupe marocaine), tagine de poulet aux citrons confits et aux olives, patisseries orientales et thé à la menthe. Je retrouve avec plaisir les délices de la gastronomie marocaine. Publié à 16:30, le 16/05/2009, Tanger Mots clefs : restaurant, Hamadi, Kasbah Toutes les photos du voyage...
Publié à 15:38, le 16/05/2009, Tanger Mots clefs : Samedi 16/05/09 - 15:30 Enfin j'y suis !
Ce n'est sans doute pas la plus belle porte de Tanger, mais c'est celle qui m'offre, en cet instant magique, toutes les promesses renouvelées de l'orient. J'avais quitté Paris dans la grisaille. Ici je dois me protèger du soleil. Un voyage sans histoire d'un peu plus de deux heures. Orly et on plonge vers le sud, la côte basque si nette qu'on pourrait apercevoir les surfeurs glisser sur la vague, puis l'Espagne, l'Andalousie et bientôt les côtes d'afrique. Un virage sur l'aile. On y est ! Personne pour m'attendre ou m'accompagner. Il faudra s'y faire. Je file vers les taxis. J'en ai presque oublié ma canne (Un vieux souvenir de moto qui m'accompagne fidèlement depuis près d'un an). 15 euros pour se rendre dans la medina. C'est tarifé. on ne va pas commencer à discuter. Dans le taxi, je retrouve mes vieux souvenirs du Maghreb, routes défoncées, palmiers poussiereux et conduite au klaxon. La vieille Mercedes aux suspensions improbales, zigzague entre les nids de poules. Une banlieue clean mais déserte. Que du béton, c'est ça Tanger ? Je l'avais rêvée autrement. Enfin, on entre dans la ville; de grandes avenues bordées de belles villas. On se rapproche du centre ville et je retrouve ce dont j'avais rêvé : immeubles art-déco aux façades blanches et aux entablements réhaussés de jaune. On se rapproche de la medina et c'est parti pour les montagnes russes. Le chauffeur a abandonné son klaxon. Ici ce sont les petits taxis qui font la loi. Vieilles Fiat ou nouvelles Dacia ils sont partout. On passe une porte monumentale, une petite placette et le taxi s'immobiise. Il faudra terminer à pied. Le Ryad DAR NOUR est à 2 minutes m'a dit le chauffeur. Mais à 2 heures, voir plus, quand on ne connait pas la medina. Heureusement, comme toujours au Maroc, il y a un gamin pour vous guider et porter vos bagages. Il frappe à une porte. On est arrivés. Je lui donne un euro; c'est bien payé pour 150 mètres. Le gamin aurait préféré un billet. On le comprend...
La suite Faiza, dont je dispose en surclassement par un merveilleux hazard pour 64 euros, jouit d'une situation privilègiée. Disposant de sa propre terrasse extérieure elle permet d'accéder aux deux terrasses principales du Ryad. La première est réservée aux repas. La seconde, sur le toit du Ryad, offre une vue incomparable sur la medina, la ville nouvelle et la baie de tanger. Publié à 12:30, le 16/05/2009, Tanger Mots clefs : |
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